Comment prendre soin de sa flore intestinale ?

Publié le 31 janvier 2020

La flore intestinale, ou microbiote intestinal, correspond à l’ensemble des bactéries présentes naturellement dans notre intestin. Non pathogènes, ces bactéries contribuent au bon fonctionnement de l’organisme. Une mauvaise alimentation, le stress, l’anxiété, la prise d’antibiotiques ou encore le manque d’exercice peuvent mettre à mal notre flore intestinale et nuire à notre santé.

Miser sur les prébiotiques avant tout

Les prébiotiques sont des fibres ou des sucres naturels que nous ne digérons pas, mais qui apportent de l’énergie aux bactéries qui se trouvent dans notre intestin et les aident à se reproduire. Pour apporter des prébiotiques à l’organisme, il faut veiller à avoir une alimentation à base de produits naturels.

Parmi les aliments riches en prébiotiques, on peut citer le miel, les céréales complètes, les légumineuses, ainsi que les fruits et légumes frais.

Prendre des probiotiques

Probiotiques est le nom qu’on donne aux bactéries lorsqu’elles ont des bienfaits pour notre santé. « pro biotique » signifie « favorable à la vie ».

La prise de probiotiques permet une meilleure synthèse des vitamines et une meilleure absorption des nutriments. On peut les prendre sous forme de compléments alimentaires ou les trouver dans l’alimentation.

Quelques exemples de sources alimentaires de probiotiques :

  • Le lait fermenté
  • Le yaourt à la grecque ou au bifidus
  • Le kéfir
  • La choucroute
  • La soupe miso
  • Le kombucha

Éviter le stress

Le stress est un phénomène naturel et sain de notre corps lorsqu’il fait face à un danger ou un défi, mais l’excès de stress a des conséquences néfastes sur l’organisme et notamment sur le système digestif.

En effet, en situation de stress, certaines structures du cerveau libèrent une neurohormone qui se lie à des récepteurs dans le côlon et augmente la perméabilité de sa paroi. Moins protégé par une muqueuse trop fine, l’intestin est alors fragilisé. À long terme, l’intestin peine à retrouver son équilibre, même une fois le stress retombé.

Limiter la viande rouge, le blé et le sucre raffiné

Une nourriture mal supportée par nos intestins entraine une inflammation du tube digestif et augmente la porosité intestinale. Parmi les aliments soupçonnés d’être néfastes pour nos intestins, on peut citer le blé, la viande rouge et le sucre raffiné.

À force d’hybridation et de modifications génétiques, le blé que nous consommons aujourd’hui contient des protéines nouvelles que nous avons du mal à assimiler. Ces protéines, qui ne sont pas transformées par notre digestion, passent telles quelles dans l’intestin, ce qui peut déclencher des inflammations.

Le sucre et les glucides raffinés peuvent augmenter la perméabilité intestinale en augmentant la résistance à l’insuline des cellules des intestins. Une cellule résistante à l’insuline n’absorbe plus tout le sucre dont elle a besoin.

La consommation de viande rouge quant à elle est associée à trois types de maladies intestinales : le cancer colorectal, les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin et l’inflammation des diverticules.

Pratiquer une activité physique

De nombreuses études ont montré l’impact de l’activité physique sur la flore intestinale.

On sait que l’équilibre du système nerveux central et de l’intestin sont ainsi étroitement liés, tout dysfonctionnement touchant l’un des organes se répercutera sur le second. C’est notamment par le biais du nerf vague qu’une modulation de l’inflammation intestinale peut avoir lieu, très probablement via une modification du microbiote intestinal. Il a été démontré que l’activité sportive agit positivement sur le tonus du nerf vague.

Attention aux antibiotiques

Les antibiotiques tuent les mauvaises bactéries, mais s’attaquent aussi à certaines bonnes bactéries, ce qui déséquilibre la flore.

En détruisant les mauvaises bactéries, mais aussi les bonnes, ces médicaments perturbent l’équilibre des espèces qui composent le microbiote. Celui-ci tend à revenir à son état normal un ou deux mois après la fin du traitement, mais l’utilisation répétée d’antibiotiques finit par affaiblir durablement la flore.

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